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défi pour le poème le plus long
le printemps
Dans les Pyrénées, vivaient une grand-mère et sa petite fille. Elles demeuraient seules, loin de Paris où, le fils de cette dame âgée, les ignoraient. Ecrivain public de métier, cet homme avait mis un trait, sur ces deux êtres chers, simplement parce que ces derniers n’appréciaient pas ses écrits. Pourtant, chaque soir, la jeune fille et son aïeule priaient pour qu’il n’arrive rien à Jean Philippe, qui, loin d’elles, les ignorait. Et dans ces paroles qu’elles disaient en pensant à lui, la femme, ridée par le temps, finissait toujours en disant :
« Mon fils, je pense à toi, et même avec un cadenas fermé à clef à ta porte, je ne cesserai de prier pour toi. Tu m’as laissé ta fille, comme abandonnée, et aujourd’hui je m’occupe d’elle comme si elle était mienne, et malgré ma maladie, tu as tout fait pour nous ignorer. Et pourtant tu le savais. Je ne te l’ai jamais cachée.